La Ville de Gatineau s'apprête à limiter la gratuité pour deux types de matières dans ses écocentres: les résidus de construction et les branches. À partir de juin prochain, un volume maximal de 12 mètres cubes par année sera autorisé pour chaque catégorie. Au-delà de cette limite, les citoyens devront payer.
Chantale Marcotte, directrice du Service de l'eau et des matières résiduelles, explique que cette décision découle d'une utilisation abusive par certains clients, notamment des entreprises se faisant passer pour des résidents. Cette situation créait des tensions et des altercations aux points d'accueil. L'objectif n'est pas de générer des revenus, mais d'assurer une équité fiscale en réduisant la pression sur la taxe de gestion des matières résiduelles.
Pour les citoyens en pleine rénovation, Mme Marcotte rappelle qu'il existe des alternatives, comme la collecte des encombrants sur appel (disponible 18 fois par an), qui permet de disposer de résidus de construction et de branches directement devant chez soi. Les matières comme le métal, l'électronique et les résidus dangereux demeurent toutefois gratuites et illimitées.
Ce n'est pas une question d'argent, c'est de l'équité. On veut enlever une pression sur la taxe de gestion des matières résiduelles.