Les Forces armées canadiennes traversent une crise de recrutement majeure, marquée par une bureaucratie lente et inefficace.
Éric Sauvé, ex-officier et spécialiste en sécurité, souligne un constat alarmant: sur 192 000 postulants, seulement 15 000 sont embauchés. Plus de la moitié des candidats retirent leur dossier avant la fin du processus en raison de délais interminables, dépassant parfois deux ans.
Des candidats « ghostés »
L'entrevue met en lumière le manque de professionnalisme administratif et le "ghosting" des candidats, qui finissent par se tourner vers le marché civil. Actuellement, il manque environ 13 000 membres réguliers, ce qui entraîne l'épuisement du personnel en service.
Pour remédier à cette situation, M. Sauvé suggère de s'inspirer du modèle britannique en confiant le traitement administratif du recrutement au secteur privé, afin d'accélérer drastiquement les embauches et de moderniser le suivi des dossiers.
Sans réforme structurelle profonde, l'armée risque de continuer à perdre d'excellents candidats au profit du privé.