À Cantley, le projet de la Maison Ingrid un centre pour femmes victimes de violence sème l’émoi chez les citoyens.
De nombreux résidents et la nouvelle administration municipale affirment avoir été placés devant le fait accompli.
Le projet, protégé par des clauses de confidentialité, a progressé sans que le voisinage ne soit consulté sur l'envergure du bâtiment.
La mairesse de Cantley, Nathalie Bélisle explique que, comme le terrain était déjà zoné à cet effet, le dossier a suivi son cours de manière administrative, sans intervention politique.
C’est lors d'un récent porte-à-porte que la mairesse a pris la mesure de l'inquiétude citoyenne.
Elle a depuis organisé une rencontre d'information, tout en reconnaissant que certaines décisions architecturales auraient pu être discutées plus tôt.
Écoutez l'entrevue de Nathalie Bélisle, mairesse de Cantley sur le projet de la Maison Ingrid avec l'animateur Michel Langevin.
«À titre personnel, oui, il y a des petites choses sur lesquelles j'aurais vraiment insisté si j'avais vu les plans d'avance. Il y a des raisons pour lesquelles c'est fait comme ça, puis c'est des raisons qui se justifient bien, qui s'expliquent bien, puis qui respectent nos règlements, mais j'aurais aimé qu'on regarde peut-être des alternatives pour réduire certains impacts.»
La mairesse tend maintenant la main aux citoyens pour tenter d'atténuer les nuisances visuelles ou sonores, mais le projet, lui, verra bel et bien le jour.
Malgré la controverse sur sa forme, la municipalité rappelle que cette ressource est une nécessité criante pour la région.