L'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran pourrait bientôt se faire sentir jusqu'aux pompes de Gatineau et d'Ottawa. Avec la menace d'un blocage du détroit d'Ormuz, c'est tout l'approvisionnement mondial en pétrole qui vacille.
En entrevue, Normand Mousseau, directeur de l'Institut de l'énergie Trottier, explique que les immenses pétroliers naviguent lentement. Les derniers navires arriveront sous peu, ouvrant la porte à des pénuries bien réelles.
L'impact de la crise du Moyen-Orient sur notre quotidien
Les impacts dépassent largement l'essence : le kérosène (ce qui pourrait menacer les vols à partir de nos aéroports), les fertilisants vitaux pour les agriculteurs en pleine saison des semences, et même l'hélium pour manufacturer des semi-conducteurs ou de l'équipement médical pourraient manquer.
Face à ce choc comparable à la crise des années 70, M. Mousseau prévient que les prix risquent de grimper. Toutefois, cette crise pourrait forcer notre région et le reste du pays à accélérer la transition vers les énergies vertes (véhicules électriques, éolien) pour éviter de tirer de l'arrière face au reste du monde.