Le monde de l'art a été le théâtre d'un moment historique ce lundi lors d'une prestigieuse vente aux enchères chez Christie's à New York.
La toile Number 7 du célèbre peintre américain Jackson Pollock, figure emblématique de l'expressionnisme abstrait, a été adjugée pour la somme astronomique de 181,2 millions de dollars américains. Évaluée initialement autour de 100 millions, cette œuvre monumentale de trois mètres de large se hisse désormais au quatrième rang des œuvres les plus chères jamais vendues aux enchères dans l'histoire de l'humanité selon Art News, enflammant du même coup les discussions sur les réseaux sociaux.
Au-delà de la passion des collectionneurs, le chroniqueur Samuel Glaude rappelle que l'art haut de gamme constitue un véhicule d'investissement et d'optimisation fiscale hautement stratégique.
Au Canada, les entreprises peuvent déduire fiscalement l'achat d'œuvres d'art de 200 $ ou plus à titre de dépenses de décoration, à condition que l'artiste soit canadien. Pour les particuliers, le don d'œuvres majeures à des musées permet d'obtenir de généreux crédits d'impôt philanthropiques.
Toutefois, l'Agence du revenu du Canada (ARC) applique des règles extrêmement strictes et surveille de près les périodes de possession (moins de 3 ans, entre 3 et 10 ans, ou plus de 10 ans) afin d'éviter les évaluations gonflées artificiellement et les stratagèmes d'évasion fiscale à court terme.
« L'ARC ne joue pas avec ça. Elle s'est dit non, le but c'était de faire de l'argent avec ça. C'est un investissement.»
Écoutez la chronique de Samuel Glaude, au micro de Karl Bélanger.