Une vaste coalition transpartisane, portée par Pauline Marois et plusieurs autres signataires, réclame la tenue urgente d'un Sommet national pour faire de l'itinérance une priorité nationale au Québec.
Invitée à réagir, la mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, a chaleureusement endossé cette initiative.
«C'est une voix importante qui s'élève de manière transpartisane pour réclamer qu'on soit ambitieux face à l'itinérance partout au Québec.»
Selon elle, le phénomène a pris une ampleur sans précédent et touche désormais autant les grands centres que les petites municipalités.
Elle croit fermement qu'un objectif d'« itinérance zéro » est réalisable en s'inspirant de modèles internationaux, à condition que les gouvernements partagent une réelle volonté politique, financent adéquatement le milieu communautaire et reconnaissent l'expertise terrain des municipalités qui sont au front.
«Au Québec, on est assez riches pour faire en sorte qu'il y a un toit sur... il y a un toit sur la tête de chaque individu, puis après ça, il faut qu'on se donne les moyens d'y arriver.»
Par ailleurs, la mairesse a été talonnée sur la lenteur bureaucratique du service d'urbanisme de Gatineau. Concernant la crise des permis de piscine, elle promet un redressement pour respecter un délai maximal de 30 jours, évoquant l'utilisation de l'assistant en ligne « Urbain » pour accélérer les dossiers simples.
Interpellée sur le cas critique du restaurant Bâton Rouge des Promenades, dont le propriétaire attend son permis depuis cinq mois tout en payant 30 000 $ de loyer mensuel, Mme Marquis-Bissonnette a admis que la ville partait de loin, mais assure que l'arrivée imminente d'un nouveau directeur à l'urbanisme permettra de redresser la performance et la fluidité des permis d'affaires.
«On a une côte à remonter à Gatineau, mais, comme j'aime bien dire, un éléphant, ça se mange une bouchée à la fois.»
Écoutez l'entrevue avec Maude Marquis-Bissonnette, mairesse de Gatineau, au micro de Karl Bélanger.