Le président américain Donald Trump revient de son voyage officiel en Chine, mais le bilan des gains réels s'avère bien mince pour la Maison-Blanche.
Malgré le faste et le grand déploiement visuel offerts par Pékin, les retombées économiques restent en deçà des attentes, marquées notamment par un contrat de 200 avions Boeing, un contrat inférieur aux prévisions, ce qui a entraîné la chute de l'action du constructeur.
L’analyste Éric Sauvé souligne que le grand vainqueur de ce ballet diplomatique est le dirigeant chinois Xi Jinping, qui s'impose en maître du jeu face aux présidents américain et russe.
«Ce sont trois hommes forts qui aiment justement se faire flatter l'ego, se faire flatter dans le sens du poil. Et la Chine a très bien fait ça, avec des grands déploiements.»
Car moins de 48 heures après le départ de Trump, Xi Jinping recevait Vladimir Poutine. Tout comme son homologue américain, le président russe cherchait des concessions majeures, notamment la construction d’un nouveau pipeline via la Mongolie pour contourner le blocage de ses exportations vers l'Europe, mais s'est buté au refus stratégique de Pékin.
Alors que Donald Trump et Vladimir Poutine s'embourbent dans des conflits armés prolongés en Iran et en Ukraine, la Chine tire profit de leur vulnérabilité, maintenant sa neutralité tout en s'assurant un approvisionnement énergétique crucial auprès de Téhéran.
«De voir ces deux autres puissances-là, américaine et russe, avoir des problèmes, c'est quand même assez plaisant du côté chinois... tandis que les deux autres sont pris avec des guerres qui ne se terminent pas comme ils auraient voulu.»
Écoutez l'entrevue avec Éric Sauvé, PDG d’Innovigo et expert en renseignement, au micro de Karl Bélanger.