Le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de 260 millions $ sur cinq ans pour lutter contre la violence conjugale.
Bien qu'Anick Brazeau salue la reconnaissance de cette priorité, elle souligne que cette somme représente moins de la moitié des besoins réels exprimés par le milieu.
La situation en Outaouais est critique : les huit maisons d'hébergement de la région doivent refuser environ 3 000 femmes et 1 000 enfants chaque année faute de place. Ce manque de ressources crée un goulot d'étranglement dans les services externes, où les listes d'attente s'étirent de quatre mois à un an. Mme Brazeau s'inquiète de cet « effet pervers » : la sensibilisation accrue pousse les victimes à demander de l'aide, mais le manque de financement les laisse souvent sans solution sécuritaire immédiate.
Elle appelle à une mobilisation citoyenne et à un soutien financier direct pour éviter que la sécurité des femmes ne soit compromise.