La situation s'enlise au Moyen-Orient. Selon l'expert Éric Sauvé, Donald Trump a créé un problème prévisible en frappant l'Iran sans avoir constitué de coalition préalable.
En représailles, Téhéran a activé sa doctrine de défense en bloquant le détroit d’Ormuz. Malgré les déclarations du secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, affirmant que le passage reste « ouvert », la réalité technique est alarmante : les voies navigables ne font que trois kilomètres de large, rendant les pétroliers extrêmement vulnérables aux mines, drones et vedettes rapides iraniens.
Pendant que Washington s'isole, l'Iran joue la carte des négociations bilatérales avec des puissances asiatiques comme l'Inde et la Chine pour laisser passer certains navires.
Pour Éric Sauvé, le conflit ne se réglera pas par la force brute, mais par une négociation où l'Iran détient désormais les meilleures cartes.
«Passer dans un détroit qui a 39 kilomètres de large... avec des convois, c'est rentrer dans une zone d'abattage. C'est se mettre en danger.»
À Washington, cette crise provoque même des démissions au sein du cercle rapproché de Trump, dont celle du directeur du Centre national de contre-terrorisme.
L'impasse du détroit d'Ormuz : quand la géographie militaire dicte la fin des hostilités. Écoutez la chronique d'Éric Sauvé, au micro de Karl Bélanger