Marie-Chantal Milette déconstruit les stéréotypes entourant le rose, rappelant qu'avant 1900, il était considéré comme une couleur masculine (version adoucie du rouge, symbole de force et de sang), tandis que le bleu était réservé aux filles pour sa symbolique de pureté.
Ce n'est qu'au milieu du XXe siècle que l'industrie du marketing et du cinéma a fait du rose l'emblème de la féminité.
L'experte souligne également l'impact physiologique du « rose Baker-Miller ». Des expériences menées en milieu carcéral dans les années 70 ont démontré qu'une cellule peinte dans cette nuance précise de rose réduisait drastiquement les comportements violents en calmant le système nerveux.
Aujourd'hui, Marie-Chantal recommande d'intégrer des touches de rose (nuances pâles de type "bubble-gum") dans les environnements de travail et les écoles pour favoriser la productivité, la joie et réduire l'anxiété, contrastant avec la grisaille des bureaux modernes.