En pleine campagne électorale, les discussions politiques s'invitent inévitablement au travail. Dans une région névralgique comme Gatineau-Ottawa, où la fonction publique et les enjeux gouvernementaux sont omniprésents, ces échanges sont fréquents mais peuvent rapidement dégrader le climat professionnel.
Selon Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, il demeure acceptable de partager de simples perceptions, comme commenter le rythme d'un débat télévisé. La ligne à ne pas franchir est celle du militantisme: tenter de convertir ses collègues ou imposer ses croyances comme la vérité absolue. Ce comportement crée de la tension, isole certains employés et nuit à la performance globale de l'équipe.
Si un collègue devient insistant, recadrez d'abord la discussion en soulignant qu'il s'agit de son opinion personnelle. Si l'inconfort persiste, nommez clairement votre malaise et demandez d'éviter le sujet. En dernier recours, un gestionnaire devra intervenir pour encadrer le comportement, car chaque employé a droit à un milieu de travail civilisé.
Il faut s'éloigner des sujets qui créent de la polarité et se rapprocher de ce qui nous unit