Malgré l'heure de sommeil supplémentaire gagnée lors du récent changement d'heure, de nombreux travailleurs de Gatineau-Ottawa ressentent une lourdeur persistante. Selon Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, il ne faut pas confondre la simple fatigue physique avec la fatigue professionnelle, qui est d'ordre psychologique.
Cette lassitude mentale découle souvent d'un stress chronique et d'une incapacité à déconnecter du travail. Le signal d'alarme le plus évident survient lorsque les périodes de repos habituelles, pensons aux soirées, fins de semaine ou congés, ne suffisent plus à recharger les batteries. Recommencer le lundi matin dans le même état d'épuisement que le vendredi après-midi ou compter désespérément les semaines jusqu'aux Fêtes pour tenir le coup sont des indices préoccupants.
Comme le surmenage s'installe insidieusement derrière une routine en apparence normale, Mme Boilard rappelle qu'il ne faut pas attendre l'arrêt de travail complet. Que ce soit au sein de la fonction publique fédérale ou des entreprises privées de notre région, elle encourage les employés à briser le silence et à consulter leur médecin, les ressources humaines ou leur gestionnaire.
L'épuisement professionnel, ça n'arrive jamais du jour au lendemain