Le Canada et l'Union européenne viennent de franchir un pas diplomatique majeur en annonçant une « Alliance pour l'avenir ». Si certains évoquent un statut inédit de membre associé, l'entente s'apparente pour le moment davantage à une déclaration d'intention stratégique qu'à un véritable mariage officiel.
Invitée en ondes, Geneviève Dufour, professeure en droit international à l'Université d'Ottawa, rappelle que neuf pays européens n'ont toujours pas ratifié l'accord de libre-échange avec le Canada. Selon l'experte, cette annonce relève beaucoup d'un coup de marketing politique destiné à affirmer notre autonomie face aux menaces protectionnistes de Donald Trump.
Ce pacte de 46 paragraphes ouvre des perspectives concrètes qui pourraient toucher les citoyens de Gatineau-Ottawa: réduction de notre dépendance envers le système bancaire américain, approvisionnement en minéraux critiques et en énergie, ou encore une éventuelle adhésion canadienne au programme d'échanges étudiants Erasmus+. Tout dépendra maintenant du travail des négociateurs pour transformer ces principes en réalité.