Dollarama connaît une ascension spectaculaire à la Bourse de Toronto, affichant un bond impressionnant de 264% sur cinq ans et de plus de 500% en dix ans. Pierre-Jean Séguin s'est penché sur les rouages de ce fleuron québécois, héritier des anciens magasins Rossy bien connus dans notre région.
Plusieurs éléments expliquent cette rentabilité qui fait l'envie des multinationales: des marges bénéficiaires exceptionnelles frôlant les 35 %, loin devant les 5% de rivaux américains comme Dollar General, des succursales détenues à 100% par l'entreprise, une politique stricte sans retours de marchandise et une automatisation accrue aux caisses.
Dans la région de Gatineau-Ottawa et dans l'ensemble de l'Outaouais, cette réussite se traduit concrètement sur le terrain. L'enseigne ne se limite plus aux grands pôles urbains et implante désormais ses magasins dans des communautés plus petites comme Thurso ou Buckingham, répondant à une demande croissante des ménages locaux pour des articles du quotidien à petits prix.