La promesse électorale d'offrir un minimum de trois semaines de vacances à tous les travailleurs québécois fait couler beaucoup d'encre.
Si l'idée réjouit de prime abord, particulièrement les jeunes et les employés à temps partiel, elle soulève des inquiétudes logistiques et financières pour les employeurs. Annie Boilard, présidente du réseau Annie RH, analyse les répercussions d'une telle mesure sur le marché du travail.
Bien que cette troisième semaine bonifie les conditions des nouveaux travailleurs, elle équivaut à un coût de 2 % de la masse salariale. Selon l'experte, certaines PME pourraient être contraintes de réduire leurs augmentations salariales annuelles pour compenser.
De plus, cette modification législative risque d'engendrer un effet domino : les employés expérimentés ou syndiqués, bénéficiant déjà de trois semaines, exigeront sans doute des congés supplémentaires lors des prochaines négociations. Une pression accrue pour les commerces à fort taux de roulement.