Dans la foulée de la médiatisation de l'action collective visant le spa Nordik, de nombreuses victimes d'agressions sexuelles s'interrogent sur leurs recours et hésitent à dénoncer.
Marie-Christine Villeneuve, coordonnatrice aux communications du CAVAC, rappelle que l'organisme offre un accompagnement professionnel gratuit, que la victime choisisse ou non d'entamer des démarches policières.
Si la peur de ne pas être crue et la lourdeur du processus judiciaire demeurent des freins majeurs, le système s'est grandement adapté pour éviter de revictimiser les plaignants lors des interrogatoires et des témoignages. La forte couverture médiatique de ce type de dossier provoque invariablement une recrudescence des appels à l'aide, réveillant des traumatismes ou poussant certaines personnes à briser le silence pour la première fois.
«Il y en a qui ne vont jamais aller de l'avant avec une plainte policière aussi, puis ça, on le respecte. Il y a d'autres façons pour ces gens là d'arriver à retrouver un équilibre, à reprendre le contrôle sur leur vie...»
Le message du CAVAC demeure clair : l'important est de demander du soutien pour reprendre le contrôle sur sa vie, à son propre rythme.
Écoutez Marie-Christine Villeneuve parler de l'accompagnement des victimes au micro de Mathieu Lucas.