Lors d'une récente entrevue, Geneviève Tellier, professeure émérite à l'Université d'Ottawa, a analysé les répercussions du nouveau gouvernement minoritaire péquiste. La discussion a d'abord abordé le refus des élus de prêter serment au roi Charles. Selon la politologue, nous évitons pour l'instant une crise constitutionnelle grâce à une adaptation nécessaire de nos mœurs politiques.
L'attention s'est ensuite tournée vers notre région de Gatineau-Ottawa: avec la formation d'un conseil des ministres exceptionnellement réduit par Paul St-Pierre Plamondon, l'Outaouais semble peu représentée. Mme Tellier souligne que ce petit cabinet obligera les ministres à bien s'entourer et à déléguer efficacement sans faire de micro-gestion. Enfin, ce nouveau paysage politique, marqué par une forte division des votes, relance inévitablement le débat sur la pertinence d'un mode de scrutin proportionnel pour assurer une meilleure voix à des régions comme la nôtre.