L’année 2026 s’ouvre sur un paradoxe pour les travailleurs québécois. Selon Annie Boilard, présidente du réseau Annie RH, le marché de l'emploi reste favorable en apparence avec un taux de chômage stable à 5,6 %. Cette stabilité s'explique toutefois moins par la création d'emplois que par le déclin de la population active, créant une rareté persistante de main-d'œuvre.
Pour ceux qui souhaitent changer d'employeur, le secteur public demeure dynamique, tandis que le privé montre des signes de ralentissement, influencé par l'arrivée de l'intelligence artificielle.
Côté entrepreneuriat, la prudence est de mise. Si les opportunités à court terme sont réelles pour combler les besoins de talents, les projets à long terme devront composer avec l'incertitude économique liée aux politiques tarifaires américaines et à la pression fiscale croissante.
En somme, c'est un moment de "oui, mais" : les occasions existent, mais la stabilité actuelle des entreprises, qui augmentent les salaires pour retenir leur personnel, réduit le nombre de postes vacants.