La tension monte chez Hydro-Québec alors que les 800 employés syndiqués de l'Outaouais, actuellement en grève d'heures supplémentaires, dénoncent le versement d'une somme record de 42 millions de dollars en bonis aux cadres de la société d'État.
En entrevue, Frédéric Savard, président du SCFP-1500, a exprimé la profonde indignation de ses membres qui sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans. Selon lui, ce sont les travailleurs de terrain qui garantissent la fiabilité du réseau et ce manque de reconnaissance détériore le climat de travail.
Il déplore également la prime de 1000 $ offerte aux gestionnaires pour compenser le stress lié à la grève, y voyant une manœuvre pour faire perdurer le conflit plutôt que de le régler. Le syndicat exige que la direction valorise concrètement ceux qui tiennent le réseau à bout de bras, particulièrement lors des grandes pannes dans notre région.