La fin des classes rime avec vacances pour beaucoup, mais pour des centaines de familles de l'Outaouais ayant des enfants à besoins particuliers, l'été est un véritable cauchemar logistique et financier.
Valérie Ryan, mère de la petite Estelle, 8 ans, témoigne du manque criant de camps de jour adaptés dans notre région, une réalité souvent bien différente à quelques kilomètres de là, du côté de l'Ontario.
Afin de continuer à travailler tout en s'occupant d'Estelle, la famille doit débourser plus de 5 600 $ cet été. Au-delà de l'épuisement chronique et du bris de service qui freine le développement de l'enfant, Valérie dénonce une bureaucratie gouvernementale absurde.
Les parents doivent remplir de lourds formulaires médicaux pour prouver qu'une condition permanente n'a pas miraculeusement disparu, tout en subissant le rationnement de produits de base comme les couches. Ce cri du cœur met en lumière une faille majeure de notre filet social: Valérie Ryan ne demande pas la pitié, mais une véritable solidarité sociétale pour ces enfants trop souvent abandonnés par le système.