La mairesse de Gatineau ne décolère pas après l'annonce du gouvernement Legault de démanteler le bureau de projet du tramway pour le transférer à l'agence Mobilité Infra Québec (MIQ). Pour Maude Marquis-Bissonnette, ce n'est pas la création de l'agence qui pose problème, mais l'absence totale de financement et de ressources pour assurer la continuité du dossier.
Elle craint que ce transfert forcé ne soit qu'une manœuvre budgétaire d'un gouvernement « en fin de vie » cherchant à récupérer les fonds de tiroir. Alors que les études de sol et les préparatifs pour le BAPE étaient en cours, Québec exige la résiliation de tous les contrats d'ici le 31 mars 2026.
La mairesse s'inquiète de voir l'expertise locale de la STO sacrifiée au profit de projets jugés plus prioritaires ailleurs dans la province. Malgré un consensus régional et fédéral sur la nécessité du rail pour réduire la congestion, l'avenir du tramway de Gatineau semble plus incertain que jamais, suspendu à la capacité réelle de la nouvelle agence provinciale à reprendre le flambeau sans moyens financiers.
Le défi, ce n’est pas la volonté de l'agence de faire avancer le projet, c’est qu’on nous dit clairement qu'il n’y a plus d’argent pour Gatineau