Alors que le Québec traverse sa séquence la plus froide depuis 40 ans, le mercure chute drastiquement jusqu’aux tropiques, atteignant 0°C à Cuba et des températures négatives en Floride. Comment expliquer ce phénomène?
En entrevue, le météorologue Jean-Charles Beaubois illustre la situation en comparant le vortex polaire à une boule de crème glacée au pôle Nord qui, en fondant, « coule » vers le sud. Ce débordement d’air arctique résulte d'une combinaison de facteurs, notamment un courant-jet qui ondule davantage et une couverture de glace polaire plus importante cet automne.
M. Beaubois invite à la nuance : plutôt que de nier le réchauffement global à cause d'un froid ponctuel, il faut parler d'« évolution climatique ». Il souligne que la tendance lourde n'est pas la disparition de l'hiver, mais l'augmentation des extrêmes météorologiques violents, qui causent désormais plus de dommages financiers que les inondations.