Pierre Poilievre fait face à un moment décisif lors du rassemblement conservateur à Calgary. Devant 2500 délégués, le chef doit se soumettre à un vote de confiance, une procédure que le parti n'avait pas vue depuis Stephen Harper en 2005.
Geneviève Tellier, professeure à l'Université d'Ottawa, analyse les enjeux de cette soirée cruciale. Bien qu'une majorité simple suffise techniquement, elle estime qu'un score sous la barre des 80 % fragiliserait son leadership et encouragerait la dissidence interne. L'experte souligne d'ailleurs le mécontentement de la base militante (« grassroots »), qui se sent peu écoutée par un chef au style très centralisateur.
De plus, l'absence de nombreux délégués ontariens complique la tâche de Poilievre, qui doit naviguer délicatement entre les revendications autonomistes de l'Alberta et le besoin d'unité nationale. Utilisant les vieilles recettes de l'ère Harper, Poilievre réussira-t-il à convaincre qu'il peut gagner les prochaines élections dans un paysage politique transformé?
Est-ce que la méthode Harper marche encore en 2026 avec un Parti québécois qui s'en vient et un Donald Trump aussi? J'ai un doute