Le gouvernement fédéral a enclenché un processus de compressions budgétaires visant à supprimer 40 000 postes d’ici cinq ans. Annie Boilard, présidente du réseau Annie RH, analyse cette restructuration majeure qui secoue la fonction publique. Des ministères comme Affaires mondiales Canada sont déjà touchés, où près d’un employé sur deux a reçu une lettre avisant que son poste pourrait être visé.
Privé vs public
Contrairement au secteur privé qui privilégie souvent l'ancienneté, Ottawa oblige plusieurs fonctionnaires à se requalifier pour leur propre poste, brisant ainsi la promesse implicite de sécurité d'emploi. Bien que des options de retraite anticipée généreuses existent, l'incertitude règne.
Annie Boilard soulève toutefois une hypothèse : cette transformation difficile pourrait-elle, à long terme, créer une « élite » administrative et valoriser la profession aux yeux du public? Une stratégie qui semble vouloir redorer l'image de l'État, mais au prix du climat de travail actuel.
Sommes-nous en train de redorer l'image de la fonction publique sur le dos des fonctionnaires? Moi je pense que oui, un peu