Le projet de train à grande vitesse (TGV) Alto suscite des inquiétudes, notamment chez les agriculteurs de l'Est ontarien qui craignent de voir leurs terres divisées. En entrevue, Benoît Bourdeau, porte-parole de la société fédérale Alto, se veut rassurant : aucun tracé définitif n'est encore arrêté. Pour l'instant, seul un corridor d'exploration pouvant atteindre 10 kilomètres de large a été identifié.
L'objectif des consultations publiques actuelles est justement de définir le passage idéal pour l'emprise réelle des rails, qui ne fera qu'environ 60 mètres. M. Bourdeau précise que l'expropriation demeure une mesure de dernier recours et que des solutions techniques, comme des voies surélevées ou des tunnels, sont envisagées pour limiter les impacts.
Contrairement aux projets californiens critiqués pour leurs retards, Alto mise sur une stratégie reliant d'abord deux pôles économiques majeurs, Montréal et Ottawa, afin de garantir le développement d'une expertise locale et la viabilité du projet.
L'expropriation, ça sera un outil dans notre poche en arrière, mais c'est vraiment pas le moyen qu'on préconise, c'est l'ultime