L'arrestation du président du Venezuela et les ambitions affichées par Donald Trump de reprendre le contrôle de l'or noir dans ce pays d'Amérique du Sud suscitent des inquiétudes légitimes quant au prix de l'essence.
Pourtant, selon Jean-Thomas Bernard, professeur à l'Université d'Ottawa, les automobilistes n'ont pas à craindre une flambée immédiate des prix à la pompe en ce début d'année 2026. Le marché mondial, qui a vu le baril chuter significativement au cours de la dernière année, reste en situation de surplus malgré les tensions géopolitiques persistantes en Russie et au Moyen-Orient.
L'industrie pétrolière vénézuélienne n'est plus que l'ombre d'elle-même. Autrefois capable de générer 3,5 millions de barils par jour, le pays atteint péniblement le million aujourd'hui.
Par contre, le Canada pourrait éventuellement souffrir de la concurrence d'un Venezuela revitalisé puisque les deux pays produisent un pétrole lourd similaire destiné aux mêmes raffineries du golfe du Mexique. Cette menace économique est toutefois loin d'être imminente.
« L'arrivée de ce pétrole-là sur le marché mondial va s'acheminer sur des mois, pour ne pas dire des années. Donc ça ne causera pas de chocs majeurs. »