Le climat est extrêmement tendu au Service de sécurité incendie de Gatineau. Invité à réagir aux accusations d'intimidation lancées par le syndicat, le directeur du service, Maxime Courchesne, s'est défendu fermement.
Des convocations nécessaires?
On reproche à la direction d'avoir convoqué une cinquantaine d'employés, dont de nombreux officiers, à des rencontres disciplinaires hors des heures de travail pour des questions administratives mineures, et ce, en pleine période de négociations.
Pour réécouter l'entrevue de Michel Langevin avec le président du syndicat des pompiers, cliquez ici
M. Courchesne a nié utiliser ces mesures comme une arme : « Ce n'est vraiment pas de l'intimidation », a-t-il martelé, expliquant vouloir assurer une « pleine prestation de travail » pour les citoyens de Gatineau lorsque les suivis habituels échouent.
C’est vraiment pas de l’intimidation. C’était de nous assurer que notre personnel remplissait leur prestation de travail
De nouveaux équipements
Concernant le manque d'équipement dénoncé par les pompiers, le chef promet que 90 % de la flotte de véhicules sera remplacée ou commandée d'ici la fin de 2025 et que de nouvelles échelles arrivent sous peu.
Malgré les tensions internes, M. Courchesne assure que la sécurité des citoyens n'est pas compromise et que la porte reste ouverte à la négociation, parallèlement au processus d'arbitrage.
Écoutez l'entrevue de l'animateur Frédéric Bisson avec Maxime Courchesne, chef des pompiers de Gatineau, qui nie l'intimidation et assure la sécurité.