Le système de santé de l'Outaouais est paralysé. Des blocs opératoires ferment, faute d'infirmières et d'anesthésiologistes, laissant des chirurgiens comme la Dre Nancy Roy travailler seulement 2 à 3 jours par mois. Or, l'argent est là: il est dépensé pour envoyer les patients vers des cliniques privées, où les interventions coûtent 35 % plus cher qu'au public, ou dans d'autres régions, avec des frais de transport astronomiques.
Mathieu Charbonneau, d'Action Santé Outaouais, et la Dre Roy dénoncent un cercle vicieux. Pour freiner l'exode du personnel vers l'Ontario ou le privé, ils réclament des salaires compétitifs et de meilleures conditions de travail. En rouvrant les salles d'opération locales, la région pourrait optimiser son budget, retenir ses spécialistes et éviter les transferts coûteux.
Et la prétendue baisse des listes d'attente? Un simple « mirage », puisque les chirurgiens limitent leurs consultations sachant qu'ils ne pourront pas opérer. Un cri du cœur pour que l'Outaouais reçoive enfin sa juste part.
Les infirmières en Outaouais, en ce moment, ne peuvent pas travailler dans les salles d'opération parce qu'elles sont fermées. On dépense dans le privé 35 % plus cher