La récente baisse des listes d'attente en chirurgie en Outaouais annoncée par Santé Québec cache une réalité inquiétante.
En entrevue, la Dre Nancy Roy, chirurgienne et présidente de l'Association québécoise de chirurgie, explique que cette diminution est illusoire.
En raison de l'exode des infirmières vers l'Ontario, où les salaires sont plus attractifs, les chirurgiens de Gatineau et de Hull n'ont accès aux blocs opératoires que deux ou trois jours par mois. Face à cette paralysie, plusieurs médecins doivent refuser de prendre de nouveaux patients non urgents, sachant qu'ils ne pourront tout simplement pas les opérer.
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Ces patients n'apparaissent donc plus dans les statistiques et doivent chercher des soins ailleurs en province ou se tourner vers le privé.
Dre Roy dénonce cette dépendance au privé qui menace le système public local. Pour sauver le réseau hospitalier de la région Gatineau-Ottawa, elle plaide pour l'amélioration des conditions de travail afin de rapatrier le personnel et rouvrir nos salles d'opération.
D'aller favoriser le privé pour désengorger l'hôpital et ne pas y offrir de services, on s'en va dans le mur