Le Canada fait face à une vague d'insolvabilité préoccupante. Selon le dernier rapport d'Equifax, les faillites et propositions de consommateurs ont bondi de 19 % au premier trimestre de 2026 par rapport à l'année précédente, atteignant des sommets inégalés depuis 2009.
Un phénomène directement observable dans la région d'Ottawa-Gatineau, où la syndic Chantal Gingras (Ginsberg Gingras) note une augmentation de 11 % des cas d'insolvabilité chez les propriétaires immobiliers.
Frappés par la hausse des taux lors du renouvellement hypothécaire et l'inflation du coût de la vie, de nombreux ménages jonglent avec leurs dettes. Ne voulant pas vendre leur maison en raison des loyers élevés, plusieurs maintiennent leurs paiements hypothécaires, mais font défaut sur leurs cartes de crédit.
«Beaucoup de gens ont comblé leur manque de revenus par du crédit. Donc, c'est plutôt ça qu'on voit [...] Souvent, les gens vont maintenir leurs paiements hypothécaires à jour mais vont utiliser d'autres crédits.»
Pire encore, un marché fantôme exacerbe le problème : les prêts en ligne.
Faciles d'accès mais assortis de taux usuraires (jusqu'à 30 % plus frais), ces prêteurs opèrent souvent hors du Canada, échappant aux lois de protection du consommateur et utilisant des tactiques de harcèlement, poussant les emprunteurs dans un cercle vicieux hors des statistiques officielles des bureaux de crédit.
Écoutez les précisions et les conseils de Chantal Gingras, de la firme Ginsberg Gingras, au micro de Louis-Philippe Brulé.