Revirement majeur dans le dossier du prolongement du Rapibus jusqu'au boulevard de l'aéroport…
Alors qu'on apprenait que le financement était insuffisant en février dernier, la Société de transport de l'Outaouais (STO) confirme aujourd’hui que le projet peut aller de l’avant grâce à de nouveaux fonds débloqués dans le Plan québécois des infrastructures.
Même si la date du début des travaux demeure inconnue, le chantier, une fois lancé, s'étendra sur 7 ans. Une enveloppe de 142 millions de dollars sera consacrée au projet.
« Cela fait partie de la vision que l’on veut pour optimiser notre prestation de service sur un corridor structurant. Quand nous serons en mesure de présenter l’étude d’opportunité, nous pourrons clairement démontrer, hors de tout doute et avec toutes les études qui ont été menées, que c’est nécessaire et pertinent pour le réseau de transport gatinois. »
Par ailleurs, la STO annonce qu'il n'y aura aucune bonification du service cet automne par rapport à l'automne 2025.
L'utilisation des nouveaux revenus générés par la taxe sur l’immatriculation avait été devancée pour améliorer le service en 2025.
Cette année, le président de la STO, Edmond Leclerc, invoque une situation financière serrée qui empêche toute autre bonification pour l'instant, malgré le retour au bureau des fonctionnaires à quatre et cinq jours par semaine.
« Il est certain qu'on aimerait augmenter notre service. Est-ce qu'on répond entièrement aux besoins ? La réponse est non. Si on voulait répondre à l'ensemble des besoins sur notre territoire, pas juste pour l'arrivée des fonctionnaires à quatre ou cinq jours par semaine au bureau, on voudrait avoir plus de moyens financiers pour améliorer notre offre. [...] On s'ajuste et on essaie évidemment d'améliorer la qualité, la performance, l'assiduité, mais, en même temps, on n'est pas capable d'offrir plus de volume sur le réseau parce que les moyens ne sont pas au rendez-vous en termes de finances. »
Sur un ton plus négatif, le président de la STO indique que transporteur tarde à obtenir le financement nécessaire pour l'achat de 20 nouveaux autobus électriques d'ici 2027 alors que la flotte continue de vieillir.
« Présentement, la flotte de véhicules de la STO est très vieillissante, et ça nous inquiète, surtout quand on voit que nos autobus de 2027 ne sont toujours pas financés dans le PQI de la STO. [...] Les autobus, ce n'est pas un luxe, c'est vraiment la base. Il faut qu'on ait une flotte de véhicules avec une moyenne d'âge qui nous permette d'avoir une certaine efficacité. Si on commence à avoir des véhicules qui prennent de l'âge de plus en plus et qu'on ne réussit pas à les renouveler, ça va se refléter dans des coûts opérationnels et d'entretien plus élevés. C'est au détriment de la clientèle. »