Le déploiement du nouveau Dossier santé numérique (DSN) par Santé Québec soulève une vague d'inquiétudes majeures quant à la sécurité des soins en oncologie.
Contrairement aux promesses gouvernementales, des rapports provenant de projets pilotes indiquent que l'implantation du logiciel pourrait entraîner des retards de traitement allant jusqu'à quatre semaines pour les patients atteints de cancer.
L'ancienne députée Émilie Foster s'inquiète des conséquences directes sur la vie des gens.
«C'est grave, quand tu as le cancer, c'est maintenant que ton traitement doit commencer, ce n'est pas un mois plus tard. Les problèmes sur le terrain risquent d'être beaucoup plus importants et dramatiques que ce que Santé Québec veut bien nous admettre.»
Écoutez le bloc 100% minicipale avec Karl Bélanger et Émilie Foster au micro de Louis-Philippe Brulé.
De son côté, l'analyste Karl Bélanger pointe du doigt la gestion politique du dossier et le manque de transparence entourant les ratés informatiques.
«Le problème, c'est que ce n'est jamais aussi simple que ce que les concepteurs vendent, et on se retrouve à travailler sur le système plutôt que sur les résultats de laboratoire. On a tassé le ministre Gilles Bélanger simplement parce qu'il avait raison de lever des drapeaux rouges sur cette catastrophe annoncée.»