Les yeux sont rivés vers Ottawa aujourd'hui alors que le gouvernement doit dévoiler son énoncé économique printanier, un moment charnière pour les finances publiques sous l'ère de Mark Carney.
Les rumeurs suggèrent que le déficit fédéral pourrait être nettement inférieur aux 78 milliards de dollars initialement prévus, ce qui soulève des questions cruciales sur l'avenir de la fonction publique et les possibles compressions.
L'analyste Karl Bélanger souligne toutefois que cette nouvelle marge de manœuvre ne signifie pas forcément la fin des changements structurels.
Écoutez le commentaire politique de Karl Bélanger discuter de la baisse surprise du déficit fédéral et du retrait des Émirats arabes unis de l'OPEP au micro de Louis-philippe Brulé.
«C'est clair qu'on ne pourra pas compenser, mais les chiffres, j'espère, seront mis à jour. On déshabille Jean pour habiller Paul.»
À l'échelle internationale, un véritable séisme frappe l'industrie pétrolière avec l'annonce du départ des Émirats arabes unis de l'OPEP, effectif dès le 1er mai.
Ce retrait du cartel, dont ils étaient membres depuis 1967, pourrait provoquer un effet domino et chambouler les prix de l'énergie à l'échelle mondiale en brisant les quotas de production imposés par l'Arabie Saoudite.
Si cette augmentation de l'offre pourrait éventuellement alléger la facture des consommateurs à la pompe, elle représente un défi de taille pour les producteurs canadiens dont les coûts d'extraction demeurent nettement plus élevés.