Le retour au bureau dans la fonction publique fédérale franchit une étape controversée à Ottawa. C'est au tour de Ressources naturelles Canada d'instaurer une surveillance technologique pour vérifier la présence physique des employés.
L'employeur utilise désormais les adresses IP et les données des cartes d'accès pour s'assurer que le personnel respecte les journées obligatoires en présentiel.
L'experte en ressources humaines Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, souligne que si l'employeur a le droit de vérifier la conformité de ses politiques, la méthode soulève de sérieuses questions éthiques. Elle prévient que ce type de pratique risque de briser le lien de confiance entre l'État et ses fonctionnaires.
Selon elle, cette approche coercitive pousse les employés à dépenser leur énergie pour se protéger plutôt que pour travailler. Dans une région comme l'Outaouais, où la fonction publique est le moteur économique, ce climat de méfiance pourrait durablement affecter la culture organisationnelle et l'attractivité de l'employeur fédéral.