La fin de session parlementaire n’a pas été de tout repos pour la première ministre Christine Fréchette.
Écorchée par un rapport accablant de la Vérificatrice générale sur le manque de contrôles dans la filière batterie, elle a tenté de blâmer l'ancienne garde de François Legault. La situation s'est toutefois vite envenimée avec l'intervention de l'UPAC contre un lanceur d'alerte congédié, une manœuvre perçue comme de l'intimidation gouvernementale.
«On utilise clairement l'UPAC comme une police politique, non seulement pour partir après ce gars là, mais pour faire peur aux autres...»
Pendant ce temps, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a largué une véritable bombe en point de presse. Sans le bouclier de l'immunité parlementaire, il a ouvertement questionné les liens potentiels entre le Parti libéral du Québec et le crime organisé, s'appuyant sur une enquête de l'UPAC sur du financement occulte qui piétine depuis décembre.
Enfin, la grogne contre le projet de TGV a fait une victime collatérale. Le Festival franco-ontarien a dû rompre à la dernière minute sa lucrative entente de commandite avec la société Alto pour éviter un boycott citoyen. Une décision extrêmement coûteuse qui fragilise financièrement l'événement, mais qui démontre à quel point ce mégaprojet de train est devenu toxique et polarisant dans l'Est ontarien.
Écoutez Karl Bélanger sur les sujets chauds du jour dans le cadre de sa chronique avec Louis-Philippe Brulé.