La démission surprise du nouveau chef du Service de sécurité incendie de Gatineau, Maxime Courchesne, secoue l'Outaouais en pleine période d'inondations. Pour Nicolas Houle, président de l'Association des pompiers et pompières de Gatineau, ce départ représente la perte d'un espoir, bien qu'il ne s'en étonne guère vu le contexte.
En entrevue, M. Houle a rappelé que les véritables problèmes dépassent le poste de directeur: ils incombent à la structure même de la Ville de Gatineau. Casernes vétustes, équipements désuets, risques de cancer et climat de travail tendu minent le service depuis des années.
Alors que les processus disciplinaires visant une quarantaine de pompiers suivent leur cours et que l'arbitrage s'étire à grands frais, la tension reste palpable. Le président syndical invite d'ailleurs les Gatinois à s'interroger sur la gestion de ce service par la municipalité et l'utilisation de leurs taxes, soulignant que cette mauvaise gestion affecte directement la sécurité publique.