Hydro-Québec a enregistré une baisse de son bénéfice net d'environ 200 millions de dollars au premier trimestre. Cette diminution s'explique notamment par de faibles niveaux d'eau causés par trois années de précipitations sous les normales.
Le gigantesque réservoir nordique Caniapiscau n'est d'ailleurs qu'à 24 % de sa capacité. Toutefois, le porte-parole Pascal Poinlane se veut rassurant: il n'y aura pas de pénurie d'énergie. En Outaouais, région qui produit 5 % de l'électricité provinciale grâce à ses centrales au fil de l'eau et qui compte quatre grands réservoirs (dont Cabonga et Baskatong), la situation demeure sous contrôle avec la crue printanière.
Le véritable impact de cette baisse d'eau ne se fera pas sentir dans nos maisons à Gatineau, mais dans les coffres de la province. Pour préserver nos réserves énergétiques, la société d'État a dû limiter ses exportations lucratives vers les marchés voisins à court terme, ce qui explique le manque à gagner trimestriel.
Les Québécois ne manqueront pas d'électricité parce que les réservoirs sont un peu plus faibles