La saison estivale est de nouveau marquée par d'immenses feux de forêt au Canada, particulièrement dans le nord de l'Ontario où plus de 190 feux sont actifs.
Le brasier du parc provincial Wabakimi, atteignant 320 000 hectares, demeure hors de contrôle. Ces incendies, exacerbés par les changements climatiques (réchauffement et modification de l'humidité), causent d'importantes évacuations et dégradent sévèrement la qualité de l'air.
Cette fumée traverse les frontières, provoquant l'ire de nos voisins du Sud. Vendredi dernier, des villes comme Détroit ont vu leur indice de qualité de l'air frôler les 450 (sur un maximum de 500), un niveau jugé extrêmement dangereux.
Sur les réseaux sociaux et dans les médias américains, dont Fox News, les récriminations pleuvent, accusant le gouvernement canadien de négligence. Donald Trump a même suggéré d'imposer des tarifs au Canada en guise de représailles.
Cependant, cette amnésie collective agace au nord de la frontière. Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a rappelé aux Américains qu'ils feraient mieux d'envoyer de l'aide plutôt que des reproches. Les Canadiens n'ont d'ailleurs pas manqué de souligner sur les réseaux sociaux que leurs pompiers interviennent régulièrement aux États-Unis, rappelant le sacrifice récent d'un pilote britanno-colombien mort en combattant les flammes au Colorado.
Écoutez la chronique complète de Samuel Glaude au micro de Tania Nolet