L’organisme Interligne, pilier de l’aide aux communautés LGBTQ+, sonne l’alarme : ses services de nuit sont en péril.
Un financement ponctuel de trois ans arrive à terme et, malgré l'urgence, la direction n'arrive à joindre aucun responsable politique en raison des récents remaniements à Québec.
Le directeur de l’organisme, Pascal Vaillancourt, souligne que la nuit est le moment où la détresse est la plus vive, avec une majorité d'appels liés aux idées suicidaires, à l'anxiété et à l'itinérance : « La nuit, la différence, c'est les appels sont beaucoup plus de la détresse. Souvent, nos appels suicidaires, on va les avoir plus la nuit. »
Actuellement, l’organisme ne peut répondre qu'à 50 % des 22 000 demandes annuelles. Sans aide gouvernementale, Interligne devra non seulement couper les nuits, mais aussi réduire les effectifs de jour et de soir, laissant pour compte une population de plus en plus ciblée par les discours haineux et la violence. Pascal Vaillancourt a souligné une augmentation de +110 % d'appels liés à la violence au cours de la dernière année.
«Les gens qui ne sont pas aidés par Interligne, souvent où ils vont finir, c’est dans les hôpitaux, dans le service public qui est déjà très engorgé.»
Crise chez Interligne : la fin du service d’aide de nuit aurait un impact immédiat sur la communauté LGBTQ+.