Le bilan 2025 de CAA-Québec révèle une baisse moyenne de 5,8 % du prix de l'essence par rapport à 2024.
Cette accalmie s'explique par le recul des indicateurs pétroliers mondiaux (baril de brut et essence raffinée), plutôt que par les mesures politiques comme l'abolition du prix plancher ou le retrait de la taxe carbone fédérale, dont l'impact est jugé « marginal » au Québec.
«Le prix moyen de l'essence au Québec a reculé de 5,8 % l'an dernier comparativement à 2024. C’est une bonne nouvelle, mais est-ce qu’on a payé le juste prix ? Ça, c’est un autre débat.»
Malgré cette baisse, Simon Bourassa dénonce des incohérences majeures : Montréal, Laval et Québec demeurent les régions les plus chères (environ 158,3 ¢/L) malgré leurs volumes de vente massifs. À l'inverse, le Saguenay–Lac-Saint-Jean a profité des prix les plus bas de la province (142,9 ¢/L).
Pour 2026, la surveillance sera accrue grâce à la nouvelle plateforme « Prix essence Québec » de la Régie de l'énergie, bien que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient fassent planer une ombre sur la stabilité des prix à venir. L’Outaouais demeure une région comparable aux régions similaires, malgré la concurrence d’Ottawa.
Par ailleurs, le mythe voulant que le prix affiché à la pompe augmente systématiquement à la veille d'un long congé ou des vacances n’a pas été confirmé par les chiffres analysés par CAA-Québec.
Écoutez Simon Bourassa de CAA-Québec au micro de Karl Bélanger