La STO abandonnera officiellement le transport scolaire intégré à la fin de la présente année scolaire.
Il s’agit d’une des mesures adoptées par le conseil d'administration pour parvenir à attiendre l'équilibre dans un budget de 184,8 M$ en 2027.
À terme, une trentaine d'autobus seront récupérés et réorientés vers les corridors les plus achalandés en heure de pointe.
Un manque à gagner anticipé de 10 millions de dollars amène les administrateurs de la STO à adopter un budget qui comporte une augmentation des dépenses d'à peine 1 %.
Le président de la STO, Edmond Leclerc, admet que le transporteur était confronté à des « choix déchirants ».
« Le conseil d'administration a réellement retourné toutes les pierres et fait tout ce dont il était capable pour réussir à préserver autant que possible et aussi longtemps que possible l'offre du réseau régulier et du transport adapté. »
Des augmentations de tarifs seront aussi imposées à la clientèle en 2027 ; l’abonnement mensuel pour les aînés passera de 52 $ à 62 $. Celui pour les étudiants augmentera aussi de 5 % pour atteindre 74,50 $.
Quant au tarif régulier, il passera de 116 $ à 120 $ par mois.
Faute de personnel, le transporteur met aussi fin à plus d'une douzaine de partenariats à leur échéance, notamment avec les Olympiques de Gatineau et la Maison de la culture.
Idem pour les programmes de fidélité et employeur qui seront abolis dès l'an prochain. Même les gratuités lors des jours fériés ne seront plus offertes dès 2027.
« C'est une très grande déception. Ces programmes-là sont des fiertés [...] Les orientations du gouvernement du Québec qui retirent du financement nous forcent à prendre des décisions où l'on doit absolument centrer toutes nos activités vers l'offre de service essentielle. Malgré tout, c'est de peine et de misère qu'on est en mesure d'offrir ce service essentiel. C'est à cause que le gouvernement du Québec se désengage financièrement du transport collectif que nous sommes forcés de mettre fin à tout ce qui vient autour. »
Aucune coupure de postes additionnelle n'est envisagée pour l'instant.
La STO avait déjà sabré dans ses effectifs avec l'abolition d’une trentaine de postes de cadres et d’employés administratifs en juin dernier.
Cependant, avec un déficit anticipé de 6,4 M$ en 2028, les dirigeants du transporteur ne crient pas victoire.
« Ça va prendre un changement drastique d'approche du gouvernement provincial dans le financement des sociétés de transport. À moins d'un changement drastique, inévitablement qu'on s'en va vers davantage de coupures et on ne peut absolument pas garantir qu'on va réussir à préserver l'offre du réseau régulier et adapté. »