En pleine camapagne électorale, le Cégep de l'Outaouais presse les partis politiques de s'engager à financer son agrandissement, sans quoi le futur hôpital de Gatineau en fera les frais.
Pour répondre aux besoins en soins infirmiers dans la région, le Cégep estime qu'il doit au minimum tripler sa capacité de formation, ce qui est impossible sans de nouveaux espaces.
Le manque de locaux a d'ailleurs forcé le Cégep à refuser 130 candidatures pour étudier dans ce demain cette année.
Le directeur général, Steve Brabant, espère que les formations politiques entendront cet appel à l'aide.
« Le statu quo est intenable, il ne peut pas tenir. On travaille sur des solutions temporaires et partielles qui ne répondront pas aux besoins intégralement. Ce dont on a besoin, c'est de 2 000 mètres carrés, de 80 enseignants de plus. C'est d'une école de 800 étudiants par année en soins infirmiers pour être capable minimalement d'atteindre la barre pour l'ouverture de l'hôpital en 2036. Donc le retard, je le disais, il est creux, il est profond, causé notamment par l'inaction. C'est le temps de bouger. On a besoin d'un investissement massif, d'un coup de barre dès l'année prochaine. »
Le directeur d'Action Santé Outaouais, Mathieu Charbonneau, a aussi lancé un cri du cœur.
« Dans une région où le manque est déjà grave, ça risque de nous conduire dans une situation pratiquement catastrophique si rien n'est fait dans les prochaines années, s'il n'y a pas un coup de barre dès maintenant. Si les partis politiques et l'ensemble des candidats en Outaouais ne s'engagent pas à répondre aux demandes du Cégep de l'Outaouais en matière de formation en soins infirmiers, on met à risque le système public de santé à court, moyen et long terme. »
L'amélioration des infrastructures sportives et la recconnaissance du statut de Cegep régionale font aussi parti des demandes du Cégep de l'Outaouais.