La promesse du Parti libéral du Québec d'offrir la parité salariale avec l'Ontario pour le personnel soignant suscite des réserves du côté syndical.
Bien qu'il reconnaisse l'urgence d'attirer de la main-d'œuvre en Outaouais, le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de la région, Alain Smolynecky, craint que cette mesure ciblée ne crée des disparités majeures.
Il s'interroge notamment sur le sort du personnel administratif, également touché par la concurrence ontarienne, ainsi que sur l'équité avec d'autres régions limitrophes.
Écoutez Alain Smolynecky, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (CSN) discuter de la promesse de parité salariale du Parti libéral avec l'animateur Louis-Philippe Brulé.
«Si on vient donner un salaire supplémentaire pour les gens en Outaouais, bien, on va venir créer une iniquité, exemple, avec nos voisins des Laurentides. [...] Bien, un coup qu'on va avoir cette loi là qui dit que l'Outaouais a la parité avec l'Ontario [...] est ce que, après ça, on va aller avec une loi qui donne la parité des Laurentides avec l'Outaouais?»
Le représentant syndical rappelle qu'une reconnaissance globale du statut particulier des zones frontalières demeure préférable à des ajustements morcelés