En réponse aux tarifs douaniers imposés par Donald Trump en vertu d'une loi de 1930, le Canada déploie ses contre-mesures. Mais qu'advient-il de l'accord de libre-échange (ACEUM) dans ce contexte?
Pour Geneviève Dufour, professeure de droit à l'Université d'Ottawa, l'accord est toujours en vigueur jusqu'en 2036. Cependant, l'application de tarifs de 50% de part et d'autre constitue une violation de celui-ci. Face à l'imprévisibilité américaine et la lenteur des mécanismes de règlement des différends, le Canada a choisi d'imposer ses propres tarifs, bien que cette réplique ne soit pas légale « by the book ».
L'application de ces tarifs s'annonce complexe, notamment pour déterminer l'origine d'un produit (comme une voiture ou un iPhone) assemblé avec des composantes de plusieurs pays. Les conséquences risquent de se faire sentir rapidement pour les consommateurs de Gatineau-Ottawa et du pays, avec une hausse des prix ou des ruptures de stock à l'approche des Fêtes