La vérificatrice générale (VG) de Gatineau, Johanne Beausoleil, a dévoilé son dernier rapport annuel, et le constat est pour le moins préoccupant. Entre une gestion en silo, des élus mal informés avant de voter des budgets colossaux et un système de répartition des urgences désuet, la Ville semble accumuler les inefficacités coûteuses.
En entrevue, Mme Beausoleil dénonce particulièrement l'improvisation entourant les chantiers majeurs, comme le futur QG de la police ou le centre Slush Puppie. Le fait de définir les besoins en cours de réalisation, plutôt qu'en amont, entraîne des dépassements de coûts faramineux. À titre d'exemple, l'absence d'analyse de valeur sur un projet comme la bibliothèque Lucy-Faris aurait pu faire économiser entre 6 et 18 millions de dollars.
Bonne nouvelle toutefois: l'administration municipale a pris ces recommandations au sérieux et commence déjà à corriger le tir pour les projets futurs. Il s'agissait du dernier rapport de Johanne Beausoleil, dont le mandat unique de 10 ans prend fin en février.
Si on avait suivi une gestion de projet exemplaire, c'est sûr qu'on aurait fait des économies [...] Plus on planifie, plus on évite des surcoûts