Les caméras de lecture automatique de plaques d'immatriculation (LPR), déjà très répandues et controversées aux États-Unis, font leur apparition au Québec.
Dans sa chronique, Samuel Glaude met en lumière l'installation d'une technologie de ce type sur l'île de Montréal, conçue par l'entreprise québécoise Genetec.
Chez nos voisins du Sud, les caméras de la firme privée Flock Safety suscitent de vifs débats sur le respect de la vie privée. Grâce à l'intelligence artificielle, ces réseaux ne se contentent plus de lire les plaques : ils identifient des caractéristiques uniques sur les véhicules (autocollants, égratignures) et permettent de suivre les déplacements des citoyens. Des cas d'utilisation abusive par certains agents de police y ont d'ailleurs été rapportés.
Pour l'instant, le projet montréalais demeure à l'étape de test avec quatre caméras du modèle Cloud Runner déployées dans le cadre d'un contrat d'un an.
Les données recueillies demeurent sous la gestion de Genetec et ne sont pas directement accessibles aux forces de l'ordre. Bien que ces systèmes aident à résoudre de nombreux crimes, leur déploiement soulève une importante réflexion éthique sur la surveillance au quotidien.
«Est-ce qu'on préfère être surveillé par le gouvernement ou bien par une entreprise privée qui, elle, doit faire des sous ?»
Écoutez la chronique de Samuel Glaude sur la surveillance massive et la lecture automatique de plaques d'immatriculations au micro de Alexandre Doucet.