Tel-jeunes vient de dévoiler son premier portrait croisé des réalités adolescentes au Québec, et les constats sont très préoccupants. Annie Papageorgiou, directrice générale de l'organisme, souligne une baisse marquée de la santé mentale chez les 12 à 17 ans. Les jeunes filles et les adolescents de la communauté LGBTQ+ se révèlent particulièrement vulnérables, faisant face à davantage d'anxiété, d'isolement et de dépression.
« Plus on se sent isolé, moins qu'on a de relations avec les autres, plus c'est difficile de créer son cercle d'amitié. Plus c'est difficile de demander de l'aide. »
La demande d'aide explose : Tel-jeunes rapporte une hausse vertigineuse de 20 % de ses interventions en une seule année. La moitié de ces requêtes concerne la santé mentale. Face à cette détresse grandissante, l'organisme réclame cinq actions concrètes aux décideurs, incluant des politiques publiques ciblées, la création d'un réseau de pair-aidance et l'instauration d'une Journée nationale de l'adolescence. Tel-jeunes rappelle que ses intervenants demeurent disponibles 7 jours sur 7, de façon confidentielle.