À la veille du 1er juillet, la crise de l'habitation frappe l'Outaouais de plein fouet. François Roy, coordonnateur de l'organisme gatinois Logemen'occupe, révèle qu'une cinquantaine de ménages, dont environ 45 familles avec enfants, se retrouvent sans logement. Faute de mieux, plusieurs sont relogés temporairement dans des motels via un programme d'urgence.
Le paradoxe régional est frappant: le taux d'inoccupation des nouvelles constructions à Gatineau atteint 10 %, mais stagne sous la barre de 1 % pour les logements abordables. Conséquence dramatique, près de 30 % des personnes en situation d'itinérance le sont pour la première fois, incapables d'assumer les loyers actuels malgré un emploi au salaire minimum.
M. Roy prévient qu'une seconde vague frappera la région en août, lorsque les écoles exigeront une adresse pour inscrire les enfants. Pour atténuer cette crise, il suggère au gouvernement de financer des suppléments au loyer afin d'installer ces ménages vulnérables dans les nombreux logements privés vacants, mais hors de prix.