Obtenir un diagnostic de TDAH est souvent un parcours du combattant: questionnaires subjectifs, coûts élevés et longs délais. Toutefois, une équipe de chercheurs de l'Université Laval, menée par Marc Hébert et son étudiant Marc-André Dubois, vient peut-être de révolutionner ce processus en découvrant un biomarqueur dans la rétine de l'œil.
Puisque la rétine et le cerveau sont intimement liés depuis le développement embryonnaire, les chercheurs ont découvert que les anomalies liées à la dopamine, centrales dans le TDAH, laissent une « mpreinte» visible dans la réponse de l'œil à la lumière.
À l'aide d'un électrorétinogramme, un test simple de 10 minutes mesurant la réaction de la rétine à des flashs lumineux avec une électrode sous l'œil, il est possible d'obtenir un diagnostic basé sur des preuves quantifiables. Cette avancée, soutenue par l'intelligence artificielle, pourrait un jour transformer le travail des cliniques de neuropsychologie et des médecins de famille, en Outaouais comme partout ailleurs. Bien que la recherche doive encore être déployée à plus grande échelle, l'espoir d'un diagnostic rapide, objectif et accessible est bien réel.
Les yeux et le cerveau sont liés, littéralement. Durant le développement embryonnaire, une partie du cerveau devient la rétine