Le prix de l’essence frôle les 1,80 $ le litre en Outaouais, grugeant le portefeuille des travailleurs. Lors de sa chronique, Annie Boilard, présidente du Réseau Annie RH, a expliqué pourquoi les employeurs tardent à ajuster l’indemnité kilométrique en temps réel.
Bien que réviser cette prime semble simple, la réalité est complexe. Mme Boilard précise que ces indemnités couvrent aussi l'usure et les assurances du véhicule. Modifier ces barèmes implique des défis administratifs, des enjeux de facturation aux clients et une gestion délicate advenant une baisse des prix à la pompe.
Cette situation frappe fort dans la région de Gatineau-Ottawa. Avec le récent rappel en présentiel cinq jours par semaine pour les cadres de la fonction publique, de nombreux travailleurs vivant en périphérie, comme dans le Pontiac, font face à des choix financiers difficiles liés au voiturage.
Pour alléger ce fardeau, des solutions créatives existent. Les employeurs de la région pourraient offrir plus de flexibilité d'horaire pour éviter la congestion, concentrer les heures de travail sur moins de jours ou consolider le télétravail. D'ailleurs, plusieurs pays d'Asie imposent actuellement le travail à la maison à leurs fonctionnaires précisément pour réduire la demande nationale de carburant.